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 [Monologue] Discution de moi à moi

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MessageSujet: [Monologue] Discution de moi à moi   Mer 29 Jan - 21:45

"Mais qui suis-je vraiment ?"

Nous avions passé le réveillon depuis quelques jours et pourtant quelque chose n'allait pas. Oh, bien sûr, cela faisait un moment qu'il avait remarqué un changement de comportement chez Val mais depuis peu il était encore … pire … Quelque chose avait changé... Il manquait quelque chose … Ce Wethan était-il vraiment lui ? Cette question lui trottait dans la tête alors qu'il rentrait doucement dans la chambre d’hôtel où il allait passer la nuit. Quelque chose clochait. Oui quelque chose manquait. Mais quoi ? Et malgré le fait qu'il y ait réfléchi pendant plusieurs heures au travail, il n'arrivait pas a se concentrer assez sur la question. Ce fut seulement une fois seul, enfermé dans sa chambre sombre, où le seul bruit que l'on pouvait entendre était le tapotement des rideaux contre la fenêtre, dû au courant d'air. Car oui, sans savoir pourquoi, il n'avait pas pris sa chambre. Il en avait même pris une bas de gamme. Délabrée, par ailleurs. Personne n'aurait vraiment voulu la prendre et elle n'était plus en vente. Mais il avait besoin de ça … Il ne savait pas pourquoi … Il était ainsi roulé en boule sur le lit, se mordant le pouce frénétiquement.

« Mais que suis-je au fait ? Je n'arrive pas a gérer ma vie … Pourquoi dois-je gérer celle de tout ce monde ? Pourquoi ont-ils encore confiance en moi ? Je ne suis qu'un homme après tout … Mais je ne saurais tenir comme cela plus longtemps. ».
Il prit délicatement un couteau dans sa poche, la main tremblante d'une peur certaine... il chuchota « Tout est fini... Je vous rejoins père, mère … »

Et alors que le couteau frôlait sa paupière il entendit quelqu'un dire
« Tu fous quoi là ? »

Il recula la lame de son œil et se tourna vers un fauteuil vide et en mauvais état. Pourtant, à ses yeux, un homme s'y tenait assis. Un homme ? Non. Lui. Il était assis dans ce fauteuil. La seule différence était ses vêtements. Entièrement vêtu de rouge sang. Un grand costard magnifique en soie à vrai dire. Un travail de perfection.


« Tu crois pouvoir échapper à tes responsabilités comme cela ? »


« Mes … Responsabilités ? Regardes ce que je suis … Un moins que rien parmi tant d'autres ! »


L'homme vêtu de rouge s'approcha du jeune suicidaire et lui tira les cheveux pour que cette petite nature ait l'obligation de le regarder dans les yeux.


« Et tout le travail que je me suis donné pour toi ? C'est tout ce que tu en fais enflure ? Moi qui t'ai sauvé la vie et t'ai donné cette vie de prince »


« Ne l'écoute pas ! »
Dit un autre Wethan au fond de la salle, assis sur la table de bois pourri, un costard blanc étincelant sur lui « Certes, le suicide n'est pas une solution … Mais tu pourrais tout simplement arrêter et reprendre une vie normale. »

Wethan se tourna et regarda son double blanc, avec un air déconfit, comme s'il ne comprenait pas ce qu'il se passait.


« Mais retourne dans tes principes de merde et laisse les vraies personnes travailler tu veux ? »


« Je te permets pas ! Je te rappelle que je suis toi ! »


« Mais qu'est ce que j'en ai à foutre ? Casse toi. Personne ne t'a demandé ! »


Et alors que Wethan rouge et Wethan blanc s'engueulaient, une main se posa sur l'épaule du vrai Wethan. Une main qui lui serra doucement l'épaule et lui chuchota au creux de l'oreille.


« Sinon tu pourrais le faire ? Un simple petit geste de rien du tout... Ça te coûtera rien... Et tu seras soulagé de toutes ces peines ! Après tout, personne ne te pleurera vraiment longtemps tu sais. Tu es définitivement seul avec nous. »
Et alors qu'un gigantesque sourire sadique se dessinait sur le visage du chuchoteur, Wethan se retourna, pour voir son tourmenteur, apeuré par ces propos tellement vrais. Ce nouveau personnage était entièrement vêtu de violet. Vêtements de bas étage, déchirés et ensanglantés mais il dégageait quand même un certain charisme. Et alors que l'homme troublé qu'il était avançait doucement dans les bras de son tueur, le Wethan en blanc réalisa de l'action et dit :

« Wow wow wow ! Tu fous quoi la ? Tu vas pas aller avec ton Ça quand même ? »

« En tout cas il va pas aller avec toi la pureté »
répondit d'un ton sévère l'homme en rouge.

Et dans tout ce brouhaha virtuel, un homme accroché au plafond la tête à l'envers lança :

« Sinon tu pourrais penser à ta vengeance ? À toutes ces personnes qui t'ont fait autant de mal ? Si tu étais seul tu serais débarrassé de tes charges »
Un regard de psychopathe, un vêtement simple mais vert, fixant Wethan d'un air malsain.

« Eh, le psychopathe tu rentres dans ta niche ! T'as jamais été un supérieur alors tu te casses. On veut pas de toi ici. Pareil pour le sadisme vous vous cassez, le combat est entre moi et la pureté ! »
s'exclama d'homme en rouge.

L'homme en violet lui dit :
« tu te crois bien haut la colère … tu ne représentes que 5 % de Wethan pourtant... »

Un Wethan en boule au fond de la salle, en bleu gris, dit doucement
« moi je représente une majorité... »

« Toi la peur ta gueule! »
s'exclama la colère.

« Mais regardez son état … Il est perdu le pauvre homme... »


« C'est parce qu'il manque d'argent voyons ! »
dit un Wethan qui venait d’apparaître au plein milieu, tout d'or vêtu, des bagues à chaque doigt, des bracelets, des colliers brillant de mille feux.

« Et un de plus ! Manquait plus que ce filou d'avarice ! On va bien rire ! »
dit le sadisme d'un air amusé.

Et alors que toutes ces personnalité se bousculaient dans sa tête, il regarda son arme et se retourna contre la colère en criant :
« ÇA SUFFIT ! »

Il transperça le cœur de la colère qui se retrouva contre le siège de son apparition. Du sang commença à couler, alors que le silence absolu s'était fait dans la salle. La colère le regarda et lui dit :
« Tu pensais vraiment pouvoir nous tuer ? Mais tu te rends compte que nous sommes toi ? »

« Vous … voulez dire … que je viens de me tuer ? »

« Non pas exactement »
dit la colère, sortant le couteau de son corps, le donnant au sadique qui se jeta sur Wethan pour lui transpercer la main.
Il hurla de douleur alors que dans sa main se trouvait le couteau pour de vrai. Il respira fort, alors que quelqu'un entrait par la porte :


« Tout va bien monsieur Fehrnbach ? »

« Foutez moi la paix ! »

« Mais monsieur ... »

« J'AI DIT DEHORS ! »

Et alors que la jeune femme sortait, terrorisée par le Fehrnbach, Wethan regarda devant lui, sur le lit, un autre Wehtan, plus jeune, mal habillé, mal équipé... en train de dealer de la drogue. Il devait avoir 10 ans tout au plus. Il frôla le visage de l'enfant du bout des doigts, mais celui-ci ne réagit pas.

Wethan entendit dans sa tête :
« Alors c'est tout ce dont est capable le grand Fehrnbach ? Tu as tellement rêvé de cette richesse que tu t'y es perdu, engraissé par ta cupidité, démolie par tes égaux. Tu as essayé de faire comme les bonnes familles en étant souriant et sociable. Mais que crois-tu ? Que toi, l'homme de la rue tu peux devenir un noble ? Ton âme et ton esprit on été forgés dans la peine et la douleur. Regarde ton regard, quand tu n'étais qu'un enfant. Aucune faiblesse. Tu n'envisageais même pas de perdre. Regarde toi. Même a la mort de ta mère tu n'avais pas pleuré. Ta richesse t'a rendu faible et elle t'a tué. »

« Non c'est pas vrai … Je peux changer …. Ce n'est … qu'un masque … »

« Alors redeviens l'homme que tu étais avant. L'homme qui n'avait peur de personne. L'homme tellement glacial que de voir un sourire se dessiner sur ton visage était synonyme de mort. Un homme qui a connu les pires atrocité de ce monde, mais qui a toujours la tête haute. Un homme qui ne pourrie gâte pas ses sœurs. Un homme qui ne pardonne pas. Un homme qui ne pleure pas comme une pucelle a son premier viol...

« Oui … Oui … Cet homme c'est moi … Je n'appartiens à personne … et... Je suis... Wethan Fehrnbach »


Le garçon disparut de son champ de vision, et alors Wethan – se relevant et marchant comme le dernier soldat en vie suite à une bataille, la main en sang – jeta son couteau par terre avec une certaine rage. Regardant d'un air glacial et décidé la porte se trouvant devant lui. Et alors qu'il attrapait la poignée de sa main blessée, il dit :


« Plus de faiblesse, plus de pardon, je suis Wethan Fehrnbach et quicuonque se met entre moi et ma destinée subira mon courroux. »


Et alors qu'il sortit de la salle, l'on put voir quelque chose : cette chambre où étaient observables des traces de sang un peu partout, le siège plus qu'abîmé, entaillé par un couteau... et enfin, un couteau en sang. Planté dans le pied de la table se trouvant là.
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