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 Andrea Baumgarten [LIBRE]

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Maître du Jeu Date d'inscription : 01/11/2012 Messages : 640
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MessageSujet: Andrea Baumgarten [LIBRE]   Dim 14 Sep - 0:10





Nom :  Baumgarten
Prénom : Andrea
Age : 31 ans
Statut : Réelle
Métier : Scientifique
Habitation : Quartier Ouest


Caractère : An' faisait partie de ce groupe de femmes qui conservaient le même caractère au fil des années. Drôle, sensible, belle même dans sa manière de rigoler. Avec le temps, elle a bien sûr gagné en maturité et réflexion, mais ses yeux pétillaient toujours de la même manière lorsqu'elle faisait ses expériences. Son ex la trouverait peut-être jalouse, à la manière d'une gamine qui ne veut pas partager ses jouets. Son père la définissait de coquette voire maniaque vis à vis de son apparence. Mais tous la trouvaient agréable à vivre.

Depuis le décès de son père, l'enfant qui est en elle commence peu à peu à disparaître. Ce changement n'est pas visible lorsqu'elle sort avec ses proches, cependant en ville ou bien dans son laboratoire, son regard s'endurcit de plus en plus. Cette haine qu'elle ressasse sans cesse envers les Irréels la rend plus méfiante, à la limite de la paranoïa. Jamais elle marchera sur le même trottoir qu'eux mais Andrea essaie tout de même de cacher cette aversion, car elle ne veut pas passer pour une cinglée.
Car ce dont elle a surtout peur, c'est de perdre de vue son entourage.

Liens : Miss Baumgarten a été l'aventure de plusieurs nuits de notre détective légendaire, Hélios Anatole. Néanmoins tout cela s'est arrêté brusquement lorsqu'elle découvra sa véritable identité. Depuis, elle l'aide, mais uniquement pour nuire aux Irréels.

Histoire :

« Comment ça vous avez accepté mon père pour vos expériences sur l'Illuvis ? Sans me consulter par avance, et au dépit de son âge?! »
« Allons, calme toi Andrea, c'est lui qui a insisté ! Et puis, c'est de la bonne graine ton père, tout comme toi ! De toute façon, les tests sont en train de se faire.»
« Poussez-vous, dégagez ! »
Cette colère n'était que le fruit de sa peur, qui augmentait au fur et à mesure qu'Andréa parcourait le laboratoire, à la recherche de son père. Il était tout pour elle : qui irait jusqu'à vendre la moitié de son terrain et hypothéquer sa maison pour permettre à sa fille de faire des études supérieures ? En traversant ce lieu familier, elle se rappela de la première fois qu'elle avait pénétré dans ce bâtiment. Elle était à la fois excitée et émue de parvenir ici, arborant fièrement sa blouse blanche, symbole de découvertes, de progrès ! Mais là, on s'apprêtait à utiliser son père comme une de ces souris qui grouillaient dans les cages. Certes il s'était porté volontaire, et alors ? Il était prêt à tout pour s'octroyer une retraite anticipée, quitte à créer un double. Cependant c'était le genre d'homme qui vieillissait prématurément, tant son travail à Alrun était éprouvant.
Enfin, à travers la vitre, elle put l'apercevoir : en tenue sobre, en sueur, mais heureux. Elle se décala légèrement sur la droite et vit un double colossal, sorte de bodybuilder qui affichait le même sourire que son créateur. A peine dix secondes après « la naissance », le sourire se dissipa, ainsi que l'image de l'Irréel. Comme tous les précédents, il n'a guère duré longtemps. Et cette disparition fit place à un énorme silence. Il y avait pourtant trois voire quatre personnes de l'autre côté de la vitre, non ?! Elle rentra dans la salle, claqua la porte pour se précipiter vers son paternel. Un scientifique essayait de le réanimer, mais c'était trop tard. Pour quelqu'un de son âge, la création d'Irréel était un acte trop épuisant. Il en est mort.

…………………………………………………………………………

Un an après le drame, elle continuait d'errer, seule. On l'avait affecté dans un petit laboratoire* à Alrun et offert un gros pot de vin pour clore l'affaire. Il servit à sa mère, pour faire rénover une partie de la maison familiale. Les poings serrés, elle continuait de bouillonner. Mais que pouvait-elle faire d'autre ? Elle a consacré sa vie à ses études et on vient de la larguer, car elle fulminait trop à chaque fois que le mot « Irréel » était prononcé. Elle le revoyait encore, ce tas de muscles qui lui souriait. C'était de sa faute. Tout était de leurs fautes, à ces êtres qui ne sont pas censés exister. Des chimères, qui tôt ou tard vont finir par se rebeller et vouloir prendre le contrôle ; comme on a pris la vie de son père. Oui, elle faisait des raccourcis, mais elle s'en foutait, parce qu'elle savait qu'une part de vérité se trouvait dedans.

En l'envoyant à Alrun, on l'avait préservé de cette espèce qui ne cesse de croître. Maintenant l'agriculture occupait ses recherches. Une sorte de retour aux origines, car ses parents étaient agriculteurs. Elle faisait ça pour sa mère, ses amis, c'était la seule motivation qui l'empêchait de se liguer contre ses supérieurs scientifiques.

Dans un champ, en face de son laboratoire, elle regardait passer les tracteurs. En pleine pause café, un des conducteurs l'aborda, avec le coup classique du compliment. Andrea, fragile, rougit aussitôt puis se laissa distraire par le sourire de l'inconnu. Il l'invita boire un verre, lui raconta mille et une aventures palpitantes pour la faire rire. Avec un peu d'alcool dans le sang, ça marchait toujours mieux ; ainsi elle ne dit pas non lorsqu'il l'invita dans son appartement dans le quartier sud.

Plusieurs nuits étaient passées et la scientifique se réveilla un matin brusquement. Elle s'était entaillée l'index avec une pile de dossiers cachés sous le lit. Sa curiosité la força à en lire le contenu. Il s'agissait d'un espion du gouvernement apparemment, vu le nombre de papiers officiels. Des graphiques, des données chiffrées, une liste d'Irréels. Il les traquait ?

« Hélios ! Enfin… Hubert apparemment, c'est quoi ce cirque ? T'es qui en vrai ? T'es agriculteur, et fonctionnaire ? Demain tu vas aussi me dire que t'es pilote de chasse tant qu'on y est ! »

Elle serrait les poings si forts que les jointures en devenaient blanches. On lui avait encore caché quelque chose, elle n'en pouvait plus. Elle n'accorderait plus jamais confiance à quelqu'un, aussi charismatique qu'il soit.

Il l'a prise dans ses bras et dit ce qu'elle voulait entendre. Oui, il avait une double identité, mais c'était pour surveiller sans se faire repérer les Irréels qui ne cessent de naître dans les bas-fonds de la ville. Pour mieux les contrôler. En une semaine, Hélios avait déjà remarqué cette répulsion vis à vis de ces êtres. Il l'a mise dans sa poche, et elle est même devenue une collaboratrice de l'ombre. De temps en temps, ils se donnent rendez-vous pour recueillir le plus d'informations sur eux. Cependant, la scientifique a toujours une dent contre lui, pour l'avoir menée en bateau, donc leur relation s'arrête là.

* Il s'agit d'une petite structure, où ne travaillent qu'une demi-douzaine de scientifiques. Leurs recherches s'axent autour de l'agriculture, d'où l'intérêt d'être sur le terrain pour faire des prélèvements par exemple.

Ft Yukino Yukari, Kotonoha no niwa
© Hélios Anatole
Personnage libre

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