Partagez | 
 

 L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité avatar
MessageSujet: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Mer 30 Avr - 13:21

Les jours s'allongeaient. Puis c'étaient les semaines. Et enfin des mois. Des mois qu'il avait disparu. Hyacinthe vient à penser que son Irréel est définitivement mort. Pour de bon. C'est fini. Tout est fini.
Alors Hyacinthe, il a décidé d'aller au Sud, pour voir ses potes de là-bas. Pour leur dire que Boniface ne reviendra jamais. Et pour se changer les idées, aussi. Alors il prend le train et il y va, au Sud.

Mais dans le train, les gens le fuient, comme d'habitude. Eh oui, une mine triste, les vêtements et le visage sales, et l'absence de douche ont tout pour faire fuir les gens. Mais bon, au moins Hyacinthe aura la paix... Enfin, c'est ce qu'il se dit. Parce que même si eux l'aiment pas forcément, lui il aime les gens.
Puis une fois le train s'arrête en gare du Sud, il est temps de descendre.

Ah là là, cette gare n'a pas du tout la même tronche que sa jolie gare de l'Est. Elle est vraiment moche, ah ça oui. Mais bon, Hyacinthe il est mignon, il aime toutes les gares parce qu'elles sont toutes là pour l'accueillir, elles au moins.

Alors que le clochard s'apprêtait à chercher ses potos clodos dans la gare, il a failli écraser un miiiiinuscule petit chaton qui passait par là, tout innocemment, sous sa chaussure à trous. PAr réflexe, il s'arrête aussitôt. Mais le petit chaton n'a pas eu peur une seule fois. Il le regarde, de ses grands yeux bleus.
Hyacinthe le regarde aussi, de ses yeux marron aux vaisseaux sanguins explosés de fatigue. Qu'il est tout mignon ! Il aurait bien envie de le prendre dans ses bras, mais ce chaton ne doit pas être arrivé en pleine gare par hasard, il doit bien appartenir à quelqu'un... Dommage.
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Mer 30 Avr - 15:21

• Well, I make the pussy purr with the stroke of my hand •

Les rues du quartier sud sont sales, on y croise en pagaille poivrots et  autres vomitos, à des heures pas croyables. Ils sont là le matin, tôt, alors que le soleil se lève à peine, mais que tu passes dans ces rues, accompagnée d’autres ouvriers, pour aller bosser. Ils sont là le soir, parfois les même, parfois différents, il y a des gens qui n’ont pas décuvé depuis huit heures, il y en a d’autres qui commencent juste, des déprimés des usines qui ont l’alcool heureux et en profitent dès la sortie. Avec le temps, tu avais appris à ne plus y faire attention, généralement, ils étaient trop lamentables pour représenter une menace et même s’ils devenaient trop collants, tu n’avais aucun mal à les dégager vite fait.
Tu ne faisais pas attention aux bourrés du sud, mais tu n’en étais pas pour autant devenue sourde, aveugle à toutes les voix qui se faisaient entendre dans les ruelles sombres, au milieu des bennes à ordures moins bien rangées qu’ailleurs dans la ville, car s’il y avait bien un son que tu pouvais détecter et reconnaître, c’était les plaintes d’un animal. Miaulement, gémissement, sanglot aboyé, tu ne résistais pas à un matou de gouttière qui réclamait à manger ou à un chien qui voulait un câlin. Pire que tout, tu ne pouvais pas passer devant un carton où quelque sans-cœur avait déposé une tripoté de chatons. Et voilà qu’aujourd’hui, tu tombais sur l’un de ces petits gars, seul, miaulant aussi fort qu’il le pouvait, essayant sans doute d’appeler sa fratrie ou sa mère à la rescousse. Mais la fratrie avait du être soit récupérée, soit bouffée par quelque chien errant, et maman chat n’était pas dans le coin. Sûrement un chat de gouttière, dans ce genre de cas, se nourrir soi-même était plus important que de refiler sa popote à la marmaille, marmaille qui de toutes façons risquait de crever dans la nuit parce que le thermomètre descendait trop bas.
La vie d’un chaton abandonné dans les rues du sud, c’était de la belle merde. Peut-être était-ce pour cela que tu ne pouvais pas résister à ces bestioles, et que tu t’étais retrouvée avec ce chaton solitaire entre les mains. Il paraissait minuscule avec sa fourrure rousse, sa gorge blanche et ses grands yeux bleus. Il sentait un peu comme la poubelle où tu l’avais trouvé, mais tu t’en foutais bien. Chaton. Un chaton. Un adorable chaton. Ça te faisait sourire comme une débile, tu sautillais presque d’excitation. Tu allais sauver ce chaton, il devait avoir quoi ? Quelques semaines ? C’était un gros warrior déjà un battant, d’ailleurs il le montrait bien en te mordant les doigts et en gigotant.  Ça piquait un peu, mais en fait tu t’en foutais, c’était un chaton et un chaton pouvait bien te bouffer un doigt et tu continuerais à l’applaudir.


« … Meeeeeeeeeeeeerde. »


Tu venais juste de te souvenir d’un détail. Tu ne pouvais pas rapporter le chaton à la maison. Astrid allait gueuler. Vous aviez déjà deux chats, des jeunes, des qui en étaient encore au stade « on va chier dans tes pompes et puis faire des grands yeux en caramel mou, on est des chatons donc personne ne peut nous en vouloir ». Ils formaient d’ailleurs une association de malfaiteurs avec le chien qui venait bouffer les chaussures au passage. Six mois que tu étais chez Astrid, et déjà les factures de vétérinaire s’envolaient.  Si tu ramenais un autre bébé d’amour, elle allait finir pas te jeter par la fenêtre.
Mais en même temps, tu ne pouvais pas vraiment laisser ce petit gars –un petit gars, affirmatif, tu lui avais scruté le trou de balle avec attention au milieu de la rue et ce chaton n’était pas une chatonnette- dans la rue pour mourir. Non, il fallait que tu lui trouve une maison un lieu de repos un lieu d’amour pour lui et ses adorables grands yeux bleus.  Peut-être à la gare, des fois tu croisais tes collègues dans le train et ces grands gars plein de muscle pouvaient se montrer étonnamment  doux, même s’ils se donnaient des airs de gros machos, tu les déjà surpris à échanger des astuces pour faire des tartes aux prunes. Tu avais même été intégrée à la conversation et ils avaient tourné vers toi des yeux pleins d’espoir, comme si ton vagin te donnait une autorité particulière dans le domaine des tartes aux prunes. Ce jour là, tu avais appris qu’on pouvait mettre de la semoule sur le fond de tarte pour éviter qu’il soit détrempé, tu avais rapporté l’astuce à Astrid, et elle avait répondu « Oui je sais. » et cela avait signé la fin de tes tentatives pour apporter quoi que ce soit au patrimoine gastronomique de votre appart. Enfin, peut-être que tu pourrais convaincre un de ces gars…
Le chaton était un aventurier et il fallait sans cesse que tu le retiennes d’aller explorer le vaste monde. Ce qui est une occupation qui fait mauvais ménage avec la nécessité de fouiller au fond de sa poche pour trouver ta carte d’abonnement. Et voilà que junior se taillait allégrement dans la gare, et toi tu poussais un cri pour lui dire de revenir, mais la bestiole était rapide. Tu passais donc de longues minutes à courser un chaton dans la gare, un chaton qui kiffait apparemment se planquer.
Et enfin tu le retrouvais, en train de se la jouer ronron chaton mignon auprès d’un type qui sentait à peu près comme lui. Et le clodo semblait bien le kiffer, tu te glissais donc derrière lui, doucement, pour ne pas faire peur à Matouminou.

« Eh mec tu veux du minou ? »


La subtilité, c’était pour les tapettes, mais ce que tu venais de dire était quand même super lourd et super plein de sous entendus salaces qui ne devaient pas s’y trouver à la base. Généralement les demoiselles qui dealaient du minou dans les endroits louches comme cette gare s’y prenaient plutôt à grand renfort de rouge à lèvres, de moue suggestive et de jambes dévoilées. Généralement, ces demoiselles n’avaient pas des traces de cambouis mal essuyées sur la gueule et une salopette informe. Et surtout, elles n’allaient pas alpaguer des clodos sans un rond. Enfin, tu ne proposais aucune proximité sexuelle à qui que ce soit, mais un minou. Un vrai. Un chaton mignon avec des grands yeux bleus.

(HRP :Désolée, je me laisse emporter)(heureusement que ça ne parle pas de lapin parce que sinon, je t'aurais écrit douze pages de plus sur la mignonitude mignonne)
(Edit : Ok la couleur du dialogue se casse quand j'envoie le truc c'est pas normal mais whatever)
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Mar 6 Mai - 20:15

Une voix bien grasse et bien salace retentit derrière le clochard, qui ne manque pas de le faire sursauter. Alors il se retourne, pour connaître l'identité de l'odieuse qui a voulu lui faire une mauvaise blague - parce que quand même, il l'a bien comprise.
Il s'attendait à tomber sur une de ces charmantes dames qui proposent leurs corps contre quelques billets, mais il n'en était rien. Rien du tout. C'est tout de même une femme, mais pas du tout avec la même gueule que ses voisines à la gare. Elle est plutôt bien musclée, cheveux courts. Ses vêtements ne détiennent aucun sex-appeal. Bref, elle n'en est pas une.

Alors de quel minou parle-t-elle ? De cette petite boule de poils roux ? N'a-t-elle pas compris son gros sous-entendu ? Enfin, sa voix était bien trop suggestive pour que ça soit un simple hasard.
Elle est bizarre. Mais Hyacinthe aime bien les gens comme lui. Donc voilà, il y a bien des chances pour qu'ils s'apprécient.
« Cette petit truc est à toi ? » lui demande-t-il.
Ce chat n'a pas pu atterrir ici par magie. Ah là là. Hyacinthe a le cœur tout mou, ça va être dur de se séparer si vite de ce petit félin. Il est si mignon, il lui mordille déjà ses gros doigts.
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Jeu 8 Mai - 12:15

• These streets are yours, you can keep them
I don't want them •


Tu n’avais pas réfléchit avent de dire un truc salace, c’était pas volontaire, non mais vraiment. Là, il y en allait de la sécurité d’un chaton, donc toute la chair dont tu étais faite pouvais passer au second plan.  Les chatons c’est mieux que le cul, cette phrase pourrait être inscrite sur tes armoiries, si tant est qu’une pauvre Irréelle comme toi pouvait en avoir.
Ah, monsieur barbe à morpions avait répondu. Si ce truc était à toi ? Tu en rêvais la nuit en poussant des cris euphoriques. Ou presque puisqu’une nuit ne s’était pas écoulée depuis que tu avais trouvé le matou, mais  ce n’était qu’un détail. Sauf que tu avais déjà deux autres chatons sauvés chez toi et qu’Astrid, malgré tout l’amour qu’elle leur portait, les menaçait déjà de les jeter par la fenêtre s’ils pissaient encore une fois à cinquante putain de centimètres de leur litière, et toi avec si tu continuais à les papouiller alors qu’elle essayait de les engueuler. Alors ramener ce chaton ici présent risquait de courir encore plus sur ses nerfs et il te faudrait alors investir dans un parachute.

« Ouais. Enfin non. Fin’ je peux pas quoi. »


T’aimerais bien, mais c’est pas possible, pas tout de suite, il fallait attendre que les autres aient grandi un peu. Mais si au moins tu pouvais donner à ce petit être poilu un endroit pour dormir confortablement et être heureux, ça faciliterais les adieux.

« Si tu veux il est à toi, mec mais seulement si t’en prend soin ou je te jette sous un train, ok ? »


C’était sans doute une solution un peu extrême. Quoique. Rien n’était assez extrême  quant il s’agissait de chatons. Tu proposais à un inconnu potentiellement louche la garde de ce petit être en caramel et c’était une situation potentiellement anxiogène. Ainsi, tu ne comptais pas lui laisser ce petit bout de chou sans qu’il n’ait fait preuve de bonne foi.
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Ven 9 Mai - 22:52

« Ouais. Enfin non. Fin’ je peux pas quoi. »
Wut ? Décidément, les gens que rencontre Hyacinthe ne savent pas quoi faire de leurs animaux. La dernière fois, c'était un musicien et son chien et aujourd'hui c'est un adorable petit chaton tout mignon et... une étrange femme. Mais avec qui Hyacinthe pourrait s'entendre, il en est sûr.
Ou presque.
« Si tu veux il est à toi, mec mais seulement si t’en prends soin ou je te jette sous un train, ok ? »
Bon, eh bien il va falloir faire ses preuves on dirait. Pourtant, Hyacinthe a l'air d'être si méchant que ça ?
« Mais je ne mange pas les chats, moi, se défend-t-il. Je les aime de tout mon cœur mou. »
Et puis c'est vrai quoi. qui ne peut pas craquer devant leurs petites moustaches et leurs boubouilles toutes fluffy ? Hein ?
« Hein petit chaton ? s'adresse-t-il à la petite boule de poils. Tu m'aimes b... »
Merde. Le chaton. Il a disparu.
« Eh ! Petit chat ! Où est-tu ? T'en va pas comme ça ! »
Non, ce n'est pas le moment d'explorer le monde, surtout pas ici ! Ce n'est pas un bon endroit pour les petits chats comme toi !
Le clochard va devoir se dépêcher pour retrouver cette petite bête avant de finir sous un train, ah ça oui. Enfin, il préférerais lui-même finir sous un train plutôt que cette adorable créature...
« Chaton chaton ! Où es-tuuuu ? Montre-toi ! ... Ah ! Te voilà ! »
Ah, le petit coquinou. Il était derrière un lampadaire. Hop, attrapé ! Il ne s'enfuira plus.
« Ne me refais plus un coup pareil toi ! Non, non, non, non, non ! Ce n'est pas la peine de me faire des yeux doux, je ne craquerai pas ! »
Eh bien si, il a craqué. Quand on veut gronder un chaton, on finit toujours par le câliner. Les humains sont faibles. Et Hyacinthe l'est donc lui aussi.
Mais comment ne pas craquer devant un si mignon petit chaton, hein ?
_________________________________

HRP : Désolée, c'est pas terrible, mais j'ai dû recommencer ma réponse comme Chrome m'a trollée en ouvrant une autre page... Du coup j'ai essayé de refaire au mieux. ;;
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Dim 11 Mai - 16:25

• Cats and dogs are not our friends
They just pretend •



S’il ne mangeait pas les chats ? Oh il avait plutôt intérêt, dans ton grand amour des animaux tu n’aurais pas vraiment supporté ce genre de goûts. Certes, ce n’était pas pour autant que tu ne mangeais pas de viande, non pas que tu en ai besoin, mais c’était quand même sacrément bon, mais tu ne mangeais que des bestioles élevées pour l’assiette, et pas de boules de poil adorable. Tu tournais la tête un instant vers le chaton pour bien t’assurer qu’avec tout ces poils et ses grands yeux, il n’y aurait sans doute jamais assez à manger. Sauf qu’il n’y avait plus de chaton. Et le clodo avait l’air aussi choqué que toi de sa disparition. De ta bouche s’échappait un cri rauque. Non, vraiment, la place d’un chaton n’était pas dans une gare à l’heure de pointe, pas avec tout ces pieds qui claquent sur le carrelage écaillé du hall, pas avec les rats gros comme un avant bras de bodybuilder qui trainaient dans le coin et grouillaient entre les rails une fois la nuit tombée.

Tout comme le pirate des rails, tu te retournais et essayait d’apercevoir la petite boule de poils roux. En pleine empathie avec minou, ton niveau de stress grimpait en flèche, tu avais beau avoir une grande carcasse voilà que tu avais peur pour cette petite bête d’amour qui devait être terrifiée au milieu de ces géants.
Puis le soulagement, le type avait retrouvé boule de poils, en deux enjambée tu le rejoignais, il était en train de le gronder, avec bien peu d’entrain, mais il fallait blâmer  les grands yeux apeurés du chaton, c’était un peu compliqué de résister à ça.

« Dis-donc toi t’es aventurier dans l’âme ou tu ne tiens pas à la vie ? »


Tu donnais une pichenette sur la truffe du chaton, ce qui eut pour effet de le faire éternuer doucement. Face à tant de mignonisme, comment ne pas retenir un « aaaaw » attendri ? Toi tu n’y arrivais pas en tout cas.  Tu relevais ensuite la tête pour regarder l’homme, il n’avait pas l’air d’un mauvais bougre, ou, dans tous les cas, il avait paniqué autant que toi après la fugue du petit, ce qui était un bon point en sa faveur.

« Mais donc mon joli tu viens d’où exactement ? Tu penses que tu pourrais nourrir ce petit gars là ? »


Car vu ses habits, il n’avait pas l’air bien riche, et un chaton, ça demandait quand même un peu d’entretient, mais il n’avait pas l’air totalement affamé non plus, ce qui devait bien vouloir dire qu’il trouvait un peu de bouffe régulièrement, et, après tout, un chaton ça peut aider à attendrir les passants pour faire la manche.
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Dim 15 Juin - 19:44

Ce chaton a un charme fou et une cuteness débordante, si bien que malgré la dégaine quelque peu étrange des deux humains assouvis à sa mignonitude, les passants ne peuvent s'empêcher de fondre intérieurement devant la boule de poils tous roux.
Mais la demoiselle (?) n'a pas oublié ce qu'elle avait à faire. Voir si son interlocuteur semble assez clean pour pouvoir s'occuper de la petite chose.
« Mais donc mon joli tu viens d’où exactement ? Tu penses que tu pourrais nourrir ce petit gars là ? »

... Ah. Comment dire.
« Euh, eh bien... »
Ah bah là, autant dire qu'il est bien gêné ce pauvre Hyacinthe. Il va bien falloir tout lui avouer, sa tronche et ses fringues - si on peut appeler ça comme ça - trahissent bien sa condition d'errant (bien famé).
« On ne va pas se mentir, hein. Je n'ai pas de logement, je vis dans la Gare de l'Est. Mais je me suis improvisé une petite cabane et j'y vis très bien ! Et pour ce petit chat, j'aurait tout ce qu'il faut, vraiment ! »
Pas tout à fait vraiment en fait. Mais en tout cas, il aura tout l'amour possible et inimaginable que personne d'autre ne pourrait donner à ce petit chat. Et ça, il l'a vraiment.
« Je ne suis pas un mauvais bougre, je vous le promets... » dit-il en regardant les prunelles du chaton de ses yeux pétillants de paillettes.
Allez quoi, il le rendra heureux ce chaton... Promis !

HRP : Je suis vraiment désolée pour le temps de réponse... ;;
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Mer 2 Juil - 15:54

• Sweet talk, sweet talk •


Tu regardes l’hurluberlu avec un air quelque peu belliqueux, sourcils froncés, moue peu avenante sur les lèvres, tentant de juger de la crédibilité du mec. Tu repassais les informations que l’on t’avait donné dans ces dernières minutes : Un SDF qui vivait dans une gare mais qui avait, selon lui-même, un cœur en or. Tu ne savais pas trop combien de crédibilité lui accorder mais au fond, tu avais bien envie de le croire, rien que par le sourire qu’il offrait à la petite boule de poils.

« Mouais. On va dire que ça peut aller, de toutes façons j’en ai déjà trop à la maison ma coloc risque de m’étrangler si j’en ramène encore un. »

Tu mimais ta mise a mort en passant un doigt sur ta gorge. Tu réfléchissais et tu réunissais tes souvenirs sur la démarche à adopter pour s’occuper d’un chaton, histoire de donner de bons conseils au type.

« Faudrait l’amener au véto histoire de vérifier que tout va bien même s’il a pas l’air trop mal. Après tu devra l’éduquer, il faut que tu sois la maman de ce petit, compris mec ? »


À ces mots, tu lui enfonçais ton index dans le torse sans ménagement. Puis tu sortais un vieux papier de ta poche et, avec un crayon publicitaire tu entreprenais de lister tout ce dont la bestiole aurait besoin. Un biberon, il n’avait pas l’air assez vieux pour se nourrir entièrement de solide, surement moins de trois mois ; une bouillote pour recréer la chaleur de maman, des gamelles pour quand il serait assez vieux…  Tu finissais par tendre la liste à maman-chat avec un grand sourire qui  allait étrangement contraster avec tes paroles.

« Voilà, ça devrait être tout pour commencer, je passerais vous voir quand j’irais à l’est, mais s’il lui arrive quoi que ce soit je te jette sous un train ok ? »


C’était une blague, bien que tu serais sans doute capable de le faire, tu lui assenais donc une grande tape amicale sur l’épaule en riant.  

HRP Ouais la même, amour sur ta tête quand même.
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Lun 7 Juil - 23:41

Plus la discussion avance, plus Hyacinthe comprend qu'il n'a pas affaire à n'importe qui, et loin de là. Elle a l'air de vraiment bien s'y connaître en chatons, mais quand elle dit qu'elle en ramène trop chez elle, le clochard comprend tout de suite mieux.
Mais lorsqu'elle mentionne une visite chez le vétérinaire, le visage de Hyacinthe se décompose telle une pâte à crêpe. Il n'avait pas pensé à ça. Et son visage devient de plus en plus difforme quand il lit la chose de tout ce qu'il aura à acheter pour sa petite boule de poils.
« Voilà, ça devrait être tout pour commencer, je passerai vous voir quand j’irais à l’est, mais s’il lui arrive quoi que ce soit je te jette sous un train ok ? »

Ouais ben... Il se pourrait bien qu'elle le jette sous un train plus vite que prévu.

Les yeux fatigués de Hyacinthe se dirigent vers le petit chaton qui vient tout juste de se lover dans ses bras pour commencer sa sieste de l'après-midi. Que peut-il bien faire maintenant ? Il s'est engagé à adopter ce petit. Et s'il ne le fait pas, qui le fera ? Déjà, sa nouvelle copine - ou pas - elle peut pas. Et lui comme elle ne font pas assez confiance aux gens de cette gare pour en prendre soin, alors...
« Très bien. Je ferai tout ça. »
Il est tellement décidé qu'il a réveillé petit bébé chaton en se redressant devant la dame.
« ... Mais je ne sais pas comment je vais pouvoir gagner de l'argent. - Fallait bien le dire, il est honnête, Hyacinthe. - Vous bossez, vous ? »
Le clochard sait bien qu'il ne faut pas juger sur les apparences - parce qu'on le fait trop pour lui, à tort - mais vue la dégaine de cette étrange femme, il se dit qu'elle vient d'un milieu pas très loin du sien. Et peut-être qu'il pourrait lui demander si elle peut l'aider à trouver un job... Après tout, c'est pour le chaton maintenant qu'il veut plus que tout travailler. Et qui sait, peut-être qu'il arrivera à sortir de sa misère pour de bon. Parce que même si ça paraît pas, il aimerait quand même avoir un vrai toit.
Mais pour ça, il faudrait que quelqu'un veuille bien de lui pour l'embaucher...
Revenir en haut Aller en bas
Invité avatar
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   Sam 12 Juil - 23:41

• “Meow” means “woof” in cat.”  •


Tu avais regardé le visage de l'homme, attentive à tout air louche qui pourrait venir s'installer sur son visage. Mais tout avait l'air de bien se passer, le sans-abris n'avait pas vraiment l'air de vouloir manger le petit animal -auquel cas tu aurais sans doute mangé le type, tu t'en foutais de toutes manières tu n'avais pas de système digestif, donc tu ne risquais pas trop de tomber malade, même si tu ne savais pas trop où il avait trainé avant. Voir qu'il avait l'air déjà si attaché au chaton te faisais sourire intérieurement, tes bestioles à la maison te rendaient si heureuse que tu ne pouvais que souhaiter à tes pairs humains de connaitre la même euphorie quand un chat te ramenait un moineau mort pour te montrer qu'il t'aime. Astrid  n'aimais pas vraiment les moineau morts et il fallait balancer la proie par la fenêtre, mais ce n'était qu'un détail.
En observant l'homme, cependant, tu remarquais vite que son visage se décomposait à mesure qu'il prenait conscience du coût que pouvait engendrer un chaton, car oui, en vérité, ton pourrait se demander si ça ne reviendrait pas moins cher de torcher ces bêtes avec des billets de banque... Le type avait pourtant l'air décidé à assurer une vie décente à cette petite boule de poils, malgré sa condition qui ne semblait pas des meilleures. Il te demanda si tu travaillais, peut-être espérait-il que tu puisse l'aider, et, en vérité, tu avais bien envie de l'aider, il n'avait pas l'air d'un mauvais bougre et semblait réellement attendri par le chaton, or tu jugeais souvent les gens à la manière dont ils traitent les animaux.

« Ouais, je bosse à l'atelier de réparation de trains, à un quart d'heures d'ici, mais je sais pas s'ils embauchent en ce moment. »

Tu jaugeais ton interlocuteur pendant un instant, ton boulot demandait une certaine force physique et se montrait rapidement éreintant, tu avais un peu peur de voir ce type se briser en essayant de remplacer un amortisseur. La vie dans les gares n'était sans doute pas idéale pour se forger une musculature de rêve, quoique l'on en devenait pas gras non plus. Un instant, tu envisageais l'idée qu'il puisse peut-être être un irréel, après tout on ne pouvait pas toujours deviner à l'oeil nu. Mais tu ne pouvais pas vraiment lancer la question comme ça, tu restais toujours prudente quant à la protection de ton propre secret et n'étais pas sensée, en tant que fille venue d'Alrun, en connaitre un rayon en matière de création de gens. Enfin.

« Après, vous pouvez toujours essayer de venir de ma part, mais j'y travaille peut-être pas depuis assez longtemps pour que ça vous ouvre vraiment des portes hein... Et puis c'est un peu physique comme boulot, mais peut-être qu'y ont besoin de gens ailleurs hein... T'as pas de talent particulier, genre tu nettoie bien les vitres ou tu fais des multiplications à cinq chiffres de tête ? »

Tu ne savais rien de l'homme, ou de son passé, il te paraissait donc difficile de jouer à la conseillère pôle emploi, moi tu y mettais quand même de la bonne volonté. Ce mec avait l'air d'être apprécié par le bébé chat et tu faisais confiance au jugement des bébés chats, donc si tu pouvais l'aider  un peu, ce ne serait pas plus mal. Tu plongeais un instant la main dans la poche de ta salopette et, après avoir tâtonné un peu, tu en sortais un billet de vingt, froissé et un peu sale, que tu lissais sur ta cuisse avant de le tendre au type.

« Ça aidera peut-être à payer le véto, en général la consultation simple ça doit pas couter vraiment plus cher. »

Tu t'étais prise d'affection pour la boule de poil, rien de vraiment étonnant, donc à ce que tu veuilles aider son maître, ou du moins ça te paraissait logique, surtout quand il avait l'air d'un chic type, tu étais plutôt généreuse dans ce genre de cas et au pire ce billet te servait à t'acheter de la bouffe pour avoir l'air humaine même si la manger ne t'apportait rien, dont tu aimais tout autant le dépenser pour un chaton d'amour.  
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe   

Revenir en haut Aller en bas
 

L'égarement d'un chaton ♦ Dakota ♦ Hyacinthe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Chaton Perdu ? [ PV : Petit Hérisson ]
» Chaton [ Seïren ]
» Présentation de Boule de Miel, un chaton très énergétique... ||A.F 05 JUIN|| Terminé
» Dakota Evans
» ~ Dakota et Fleur ~

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Illuvis ::  :: Corbeille :: RPs abandonnés-